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SALON DE L'HABITAT DE MOULINS (03000) - 16 et 17 OCTOBRE 2010
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Vivre sa maison à l’extérieur (l’interview)
Monsieur Lezenven, vous êtes Directeur Adjoint de Maisons Clair Logis. Vivre sa maison à l’extérieur, c’est surtout une question d’ouverture ?

C’est surtout pour moi, vivre avec un extérieur qui nous soit propre, c'est-à-dire privatif, personnel avec la possibilité de créer son espace extérieur privé. Par ailleurs cette notion de jouissance de l’extérieur n’est vraie et valable que si il y a une maison d’habitation pour faire le lien. D’ailleurs l’avantage aux Maisons Clair Logis, c’est que nous n’avons pas de catalogue pré établi et nous laissons à nos clients un large choix au niveau des ouvertures, des orientations, qui favorise un plaisir de tous les sens. Comme nous le rappellent souvent nos clients, avec un projet de maison individuelle, ils achètent « un petit bout de planète ». Je trouve cette image très juste.

Comment cet engouement a t-il évolué ? Grâce à quoi techniquement ?


Ce n’est pas uniquement une question technique. Cela correspond surtout à une envie de plus en plus forte d’aller à l’extérieur. C’est un double mouvement : on fait entrer l’extérieur chez soi et on se projette dehors également, en fonction des saisons et des moments de la journée. Vivre sa maison à l’extérieur c’est pouvoir vivre des instants privilégiés en famille, en profitant par exemple des odeurs et couleurs de ce que l’on a soi même planté, c’est le plaisir simple du contact avec la terre. Un extérieur permet d’être chez soi même dehors et de pouvoir faire le tour de son habitat sans sortir de sa propriété.

Le rapport à l’extérieur a aussi beaucoup évolué. Auparavant, on faisait de petites ouvertures car on ne maîtrisait pas le chauffage ni la climatisation. L’extérieur n’était pas vécu de la même manière. Il y avait beaucoup plus de personnes à travailler dehors et on ne se donnait pas le temps de profiter de l’extérieur. Finalement, c’est surtout une évolution sociale qui a poussé à tourner petit à petit la maison vers l’extérieur, synonyme, il n’y a pas si longtemps de travail, de rentabilité et de production, où chaque parcelle, chaque lopin étaient cultivés. A part les personnes les plus aisées qui avaient le loisir de planter pour observer, planter était un acte majeur, nourricier avant toute chose.

Après guerre les personnes faisaient construire les maisons dont ils avaient les moyens. Elles n’étaient pas très grandes et n’autorisaient pas de grandes ouvertures. A cette époque les structures en aluminium étaient encore très chères et se sont démocratisées petit à petit. La progression des grandes ouvertures a aussi été freiné par les pertes de chaleur qu’elles engendraient. Ainsi l’évolution technique des structures porteuses et des verres (doubles puis triples avec de multiples qualités intrinsèques) a permis de conserver, d’augmenter et de contrôler la chaleur solaire à l’intérieur des habitations. Ainsi on a pu proposer des surfaces vitrées plus importantes en augmentant les apports énergétiques, sans déperdition. C’est là le déclic technique qui a permis de transformer le soleil d‘hiver en source de chaleur. A partir de ce moment les gens ont perçu l’ouverture comme un gain de chaleur en plus d’un gain esthétique et pratique avec les ouvertures coulissantes.

Les statistiques montrent très clairement la hausse des constructions de terrasses puis leur transformation en véranda, ceci dans un laps de temps court moins de dix ans. A quoi attribuez vous cela ?

Il s’est trouvé rapidement que les terrasses posaient des problèmes de non abri au vent ou de la pluie. Rapidement, être abrité tout en étant dehors s’est imposé. Le passage à la véranda s’est fait facilement car c’est plus pratique et cela a coïncidé avec une période où les revenus ont fortement augmenté. Avec plus de moyens, les terrasses se sont transformées en vérandas. D’abord construites en fer, lourdes et longues à mettre en œuvre, les vérandas ont connu leurs heures de gloire avec l’aluminium. La véranda et devenue la pièce à vivre, simple, décontractée de la maison, un sas entre le jardin et l’habitat, à la fois extérieur et intérieur. Une ambivalence qui laisse beaucoup de liberté aux propriétaires de véranda. C’est une pièce où les gens cherchent moins la sophistication ; la véranda est vécue comme un espace de liberté.

Vivre sa maison à l’extérieur quelles formes cela peut-il prendre ?

Cet engouement c’est aussi la forte montée en puissance du barbecue et la décontraction qu’il implique, sa facilité d’organisation avec des invitations au pied levé. Vivre sa maison à l’extérieur c’est aussi cela. C’est une dimension chaleureuse, vivante. Des moments où on parle plus librement, où les échanges sont moins solennels, guindés qu’à l’intérieur. L’extérieur plaisir est aussi un lieu de rencontres entre amis. C’est pouvoir vivre sa maison de façon très conviviale en favorisant l’amitié. Ces aspects sont beaucoup plus difficiles en logements collectifs ; les relations y sont moins spontanées et on ne vit pas l’extérieur de la même façon. Il n’y a que la maison individuelle finalement où on peut vivre dedans-dehors.

Ces valeurs constituent une part importante de la culture de Clair Logis. Nous avons su insuffler cela à notre marque. Posséder un terrain est une vraie chance. Notre savoir-faire et le dialogue qui s’engage avec nos clients nous permet de faire les bonnes propositions en écoutant les gens, en leur demandant « comment voyez vous votre maison ? » à l’inverse d’une démarche catalogue. Grâce à cette écoute attentive et active nous conseillons aussi sur la création de l’extérieur, comme on crée son intérieur. Cela a du sens et motive les gens. Bien souvent c’est aussi là que jouent les enfants puis qu’ils se retrouvent adolescents. C’est toujours agréable en tant que parents de conserver les enfants proches de nous, dans un cadre qui leur convient.

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